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POURQUOI LE CARÊME |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 21 février 2010
1er dimanche de Carême
On dit que le carême redevient tendance. Après des années d’opulence, le moment vient où l’on s’aperçoit que jeûner a du sens et qu’un certain dépouillement rend heureux. Maîtriser ses envies pour s’en trouver mieux, c’est certainement une bonne idée. Mais est-ce bien de cela qu’il s’agit ?
« Quel est le jeûne qui me plaît ? dit le Seigneur. N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, partager ton pain avec celui qui a faim, couvrir celui que tu verras sans vêtement ? » (Is 58, liturgie du vendredi après les Cendres)
Dans son message de Carême, le Pape se fait l’écho des enseignements sur la justice des prophètes d’Israël et du Christ lui-même. Nous ne pouvons pas renoncer à faire tout ce qui dépend de nous pour instaurer des sociétés plus justes. Le 20e siècle a vu tellement d’espoirs déçus que nous sommes tentés de baisser les bras, mais ce n’est pas possible. Benoît XVI nous propose son diagnostic : l’erreur commise était de se contenter d’agir sur les causes extérieures. Sans un changement intérieur l’injustice renaît sans cesse.
Où trouver les moyens d’un tel changement ? La réponse est à chercher du côté de ce qui fait le sens profond du carême. Au-delà d’un effort d’ascèse et de partage, il est une rencontre avec Dieu.
Quand le peuple d’Israël s’enfonce dans le désert, il marche vers la Terre Promise qui est l’image même d’un monde heureux, mais surtout il rencontre Dieu sur son chemin. Au pied du mont Sinaï, il s’engage par alliance avec Celui dont on ne peut pas prononcer le Nom. Il devient son peuple. Il suivra ses commandements. Il vivra de sa Parole.
Le carême est fondamentalement un temps de prière plus intense et de retour aux sources de la foi. Nous nous souvenons de notre baptême. Nous essayons de mieux vivre l’eucharistie. Nous essayons aussi de nourrir notre foi par différentes lectures. L’Écriture Sainte est comme la manne, cette nourriture « venue du ciel » que les Hébreux consommaient au temps de l’Exode. Elle nous fait aller de l’avant. Elle nous permet de ne pas défaillir quand nous cheminons cahin-caha en terres trop souvent arides.
Voudriez-vous que, pour ce Carême, nous fassions un effort particulier pour lire la Bible et les Évangiles ?
Père Jean-Loup Lacroix
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« VIVRE DE LA JUSTICE » |
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 |  | | « De nombreuses idéologies modernes véhiculent ce présupposé : puisque l'injustice vient du dehors, il suffit d'éliminer les causes extérieures qui empêchent l'accomplissement de la justice. Cette façon de penser est naïve et aveugle. L'injustice, conséquence du mal, trouve son origine dans le cœur humain où l'on découvre les fondements d'une mystérieuse complicité avec le mal.
Pour vivre de la justice, il est nécessaire de sortir de ce rêve qu'est l'autosuffisance, de ce profond repliement sur soi qui génère l'injustice. En d'autres termes, il faut une libération du cœur. Il faut être humble pour accepter que quelqu'un d'autre me libère de mon moi et me donne gratuitement en échange son soi. Cela s'accomplit spécifiquement dans les sacrements de la réconciliation et de l'eucharistie. Fort de cette expérience, le chrétien est invité à s'engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l'amour. » (Benoît XVI, Message de Carême pour l’année 2010) |
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LA PREMIÈRE BÉATITUDE |
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Dimanche 14 février 2010
6ème dimanche du Temps Ordinaire
On me citait cette semaine la réaction indignée d’un homme qui se faisait instruire de la religion chrétienne. On lui cite la première béatitude : « Heureux, vous les pauvres. » Il est choqué : « On ne peut pas dire une chose pareille ! Personne n’a envie d’être pauvre ! »
Reconnaissons qu’il est difficile de parler de la pauvreté d’une manière qui soit juste. Une certaine forme de compassion larmoyante est indécente. La pauvreté est comme la maladie et la mort. Avec elle, il faut commencer par le respect. Madeleine Delbrêl écrivait : « Être pauvre, ce n'est pas intéressant : tous les pauvres sont bien de cet avis. »
Jésus poursuit : « Le Royaume de Dieu est à vous. » Comment comprendre ? Je repense à la réaction de cet homme. On lui a peut-être expliqué que le Royaume divin, c’était la promesse des prophètes et que Jésus en parlait sans cesse. Les paraboles commencent souvent ainsi : « Le Royaume de Dieu est semblable à… » Quand ses disciples demandent au Christ de leur apprendre à prier, il leur enseigne cette formule : « Père, que ton Règne vienne. »
Qui peut comprendre ? Quelqu’un qui sait ce que veut dire « Royaume de Dieu. » Cela ne s’apprend pas dans les livres. Les meilleurs commentaires des Évangiles nous laissent sur notre faim s’ils ne rejoignent pas une expérience intime.
Nous étions dans l’inquiétude : quelque chose s’est produit qui a suscité notre confiance. Nous étions accusés injustement, nous nous sentions abandonnés et sans amis : quelque chose en nous a résisté. Nous étions dans la tristesse : la consolation est venue.
Pourquoi ? Parfois, c’est sans cause apparente. D’où vient cette consolation qui nous a été donnée ? Dieu le sait. Avions-nous prié ? Pas forcément. Avions-nous compris que notre situation nous mettait au rang des pauvres ? Sans doute pas. Pourtant, il s’était très exactement passé ce que Jésus avait proclamé. La première béatitude était en train de s’accomplir.
Si nous regardions la vie avec les yeux du Christ, nous verrions partout et sans cesse la même histoire, celle du Règne de Dieu en train de s’établir. On peut la résumer avec les mots d’un psaume : « Un pauvre crie ; le Seigneur entend » (Ps 33).
Père Jean-Loup Lacroix
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ETRE PAUVRE, CE N'EST PAS INTÉRESSANT : |
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 |  | | tous les pauvres sont bien de cet avis. Ce qui est intéressant, c'est de posséder le Royaume des Cieux, mais seuls les pauvres le possèdent. Mais pourquoi donc êtes-vous tristes, vous tous que Dieu dépossède ? N'auriez-vous donc plus l'espérance pour pleurer comme ceux qui ne l'ont pas ? Laissez pleurer ceux qui ignorent le vol, lourd et chaud, du Royaume de Dieu sur eux, et vous qui le savez proche, quand vos biens partent au gré de Dieu, ne parlez plus de pauvreté mais de richesse. La monotonie est une pauvreté ; acceptez-la. Ne cherchez pas les beaux voyages imaginaires, que les variétés du Royaume de Dieu vous suffisent et vous réjouissent. Le temps vous paraitra un petit pli sur la grande éternité ; vous jugerez de toutes choses selon leurs traces éternelles.
(Madeleine Delbrêl) |
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FACE À LA MALADIE |
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Dimanche 7 février 2010
5ème dimanche du Temps Ordinaire
Il y a deux mauvaises façons de vivre la maladie, en apparences opposées, mais qui se rejoignent dans un même désespoir. Il me semble qu’il y a aussi deux façons justes et bonnes de l’affronter.
Les deux mauvaises façons sont la résignation et la révolte quand celles-ci nous enferment dans notre mal. On se résigne, d’une résignation mauvaise,
quand on a renoncé à désirer la santé. On peut avoir des excuses : on a trop souvent espéré une amélioration et celle-ci n’est jamais venue, ou bien elle n’a pas duré. De rechute en rechute, les choses vont de mal en pis. Nos amis nous disent qu’il faut se battre ; on ne les écoute plus. Il se peut même, pour
d’obscures raisons, que l’on trouve quelques avantages à son état de malade.
On peut se révolter d’une mauvaise révolte : une colère que l’on n’arrive pas à dépasser, une amertume qui nous ronge, un sentiment d’injustice qui nous fait jalouser ceux qui sont en bonne santé, la tentation d’en vouloir à Dieu, s’il existe. Là aussi, on a des excuses, mais on se fait du mal.
On peut aussi se révolter d’une révolte qui exprime son amour de la vie. Contre la maladie, on se battra de toutes ses forces, avec qui voudra bien nous aider. On cherchera les meilleurs médecins et on fera toutes les prières possibles. On se battra pied à pied. On ne cèdera pas un pouce de terrain. Si on doit reculer, ce sera en se battant encore. La mort ne sera jamais notre amie.
On peut enfin se résigner d’une façon qui est bonne et juste. On renonce à se battre pour changer ce qui ne peut pas l’être. Ce qui est inéluctable, on essaye de le vivre au mieux, humblement, avec lucidité en confiance. Ce qui ne dépend pas de soi, on ne s’en inquiète pas. Si la mort menace, on prend les dispositions nécessaires : on fait tout ce que l’on peut pour se réconcilier avec Dieu comme avec son prochain. Cela fait, on accepte de vivre au jour le jour, sans trop imaginer la suite : « À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34).
Faut-il dire que la révolte est bonne tant qu’il reste de l’espoir et la résignation quand il n’y en a plus ? Savoir faire la différence entre ce qu’on peut changer et ce qui ne dépend pas de soi est en effet une preuve de sagesse.
Il me semble surtout que la révolte est bonne et saine quand elle est une façon de répondre à l’invitation de Dieu : « Choisis donc la vie » (Dt 30,19). De même, la résignation est bonne et sainte quand elle exprime la confiance :
« Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46).
Père Jean-Loup Lacroix |
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« SOIS SANS CRAINTE » |
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 |  | | En novembre 2008, plus de 2 000 délégués de la pastorale de la santé étaient réunis à Lourdes pour les premières assises du monde de la santé avec cette question : comment être et comment faire pour que les personnes meurtries par la souffrance, la maladie, le handicap soient reconnues dans leur dignité et puissent trouver un chemin de vie ?
Les réponses furent multiples, mais toutes avec cette conviction que le Christ propose d'en faire un chemin d'espérance.
C'est cette conviction qui a guidé ceux qui ont choisi le thème de réflexion pour ce dimanche de la santé, inspiré par les textes liturgiques : « Sois sans
crainte », avec en contre-point : oser, rencontrer, espérer.
Quand il n'y a plus d'espoir, le Christ permet le passage à l'espérance. Sa
réponse à la souffrance, c'est d'oser l'affronter, mais en LUI, nous découvrons aussi l'horizon de toutes nos guérisons.
C'est le mystère pascal, son heure, celle où il affronte le mal et passe de la mort à la vie.
Son expérience est un appel pour les acteurs du monde de la santé, mais aussi pour les personnes malades et handicapées. Il dit à chacun : « Avance au large, sois sans crainte : comme moi tu connaîtras l'épreuve au cœur de la nuit, mais ta persévérance dans la foi sera d'une fécondité incalculable. »
« C'est la méditation de la Passion du Christ qui m'a dessillée », écrit Christine, défigurée par une singulière pathologie. Au soir du Jeudi Saint, Jésus part au jardin de Gethsémani avec ses apôtres. Il leur demande de veiller avec lui alors qu'une immense peur l'envahit. Il redoute les instants qu'il va vivre : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe » (Lc 22,42).
Ces larmes de Jésus témoignent que la souffrance n'est pas voulue par Dieu. Ce cri de Jésus, c'est aussi le cri de Dieu qui avec son Fils entre en agonie. Ainsi Dieu ne se tait pas. Devant la souffrance, il pleure et voudrait l'éviter.
Dieu ne se tait plus. Il pleure avec moi. Il a mal de ma souffrance. Il souffre de celle de mes proches. Il meurt de toutes les morts qui me clouent. Mais il ressuscite dans la gloire au matin de Pâques. C'est mon espérance : « un autrement envisageable ».
Jésus est compagnon d'espérance, là même où nos forces nous abandonnent.
Père Pierre Averan |
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UNE RENCONTRE |
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Dimanche 31 janvier 2010
4ème dimanche du Temps Ordinaire
Nous venons de vivre une expérience assez surprenante. Samedi dernier, dans le cadre de la semaine de prière pour l’Unité, Patrick Fontaine, ancien pasteur évangélique, est venu animer une veillée de prière. La soirée était organisée en commun avec nos amis orthodoxes et réformés. Avec eux, nous avons découvert ces « Évangéliques » dont on parle tant.
La prière a commencé par des chants, inlassablement répétés : « Saint, saint, saint, le Seigneur, Dieu de l’Univers. » Après ce temps de louange, l’animateur s’est présenté. Il a raconté sa jeunesse qui fut une descente aux enfers, puis sa conversion, non pas soudaine mais lente et laborieuse. Gravement blessé dans une bagarre, il avait rencontré un homme qui partageait sa chambre à l’hôpital. Celui-ci lui avait parlé du Christ et avait entrepris de prier pour lui. Des mois plus tard, il avait découvert une petite communauté qui priait tous les jours à son intention. Il se voyait lui-même comme totalement irrécupérable, perdu, dangereux. Ces gens n’avaient pas voulu désespérer de lui. En somme, c’était leur habitude de demander à Dieu … l’impossible.
Ensuite, on a prié pour des guérisons. J’ai été surpris de découvrir qu’il nous était proposé de prier même pour nos petits bobos. On devait joindre le
geste à la prière. Je me suis vu en train de me frotter les genoux tout en me disant : « Si Untel te voyait ! » Des gens se sentaient mieux et étaient
invités à venir en témoigner. Certaines explications données m’ont semblé très justes. Par exemple celle-ci : Personne ne doit dire qu’il n’est pas guéri
parce qu’il n’a pas eu une foi assez grande.
L’œcuménisme est impossible si l’on n’accepte pas de se tourner ensemble vers le Seigneur. Ce faisant, on apprend à se connaître les uns les autres. C’est
parfois déroutant.
Ce que vivent les chrétiens des autres confessions n’est pas toujours ce qu’on aurait pu imaginer. On a des questions qui nous restent sur les lèvres. Samedi, pour moi, c’était celles-ci : Quelle place faites-vous au travail des médecins ?
Et aussi : Que pensez-vous de cette prière : « Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer » ?
Il arrive aussi que l’on ressente plus fortement, grâce au dialogue, les richesses reçues du Seigneur dans sa propre tradition. Que personne ne prenne mal ce que j’écris ici : je suis profondément heureux d’être catholique. La veillée de samedi éveillait en moi des souvenirs
très précis, à Lourdes, pendant une procession du Saint-Sacrement…
Encore une chose. J’ai été frappé de constater combien cette soirée a suscité des réactions contrastées. Certaines personnes sont profondément heureuses. Elles ont remis leur santé entre les mains du Seigneur : elles ont la conviction d’avoir été entendues et exaucées. D’autres me disent que cette veillée les a beaucoup déçues. Nous aurions dû mieux préciser qu’il ne s’agissait pas d’une rencontre de dialogue œcuménique dans laquelle chacun parle à son tour selon la formule habituelle, mais bien d’une soirée de prière organisée à la manière des communautés évangéliques. Pardon de ne pas l’avoir fait assez clairement.
Père Jean-Loup Lacroix |
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BENOÎT XVI ET L’ŒCUMÉNISME |
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 |  | | « Comment les incroyants pourront-ils accueillir l’annonce de l’Évangile si les chrétiens sont en désaccord entre eux ? Malheureusement, les questions qui nous séparent les uns des autres ne manquent pas, mais il y a un contenu central du message du Christ que nous pouvons annoncer tous ensemble : la paternité de Dieu, la victoire du Christ sur le péché et sur la mort à travers sa croix et sa résurrection, la confiance dans l’action transformatrice de l’Esprit. »
« L’engagement pour l’unité des chrétiens n’est pas seulement le devoir de quelques-uns, ni une activité accessoire pour la vie de l’Église. Chacun est appelé à apporter sa contribution pour accomplir ces pas qui conduisent vers la pleine communion entre tous les disciples du Christ, sans jamais oublier qu’elle est avant tout un don de Dieu qu’il faut invoquer constamment. »
Benoît XVI, Homélie du 25 janvier 2010 |
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NOUS FORMONS UN MEME CORPS |
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Dimanche 24 janvier 2010
3ème dimanche du Temps Ordinaire
En repensant à notre assemblée paroissiale du 16 janvier, il me revient en mémoire les paroles du cantique que nous avons repris tout au long de la matinée : « Nous formons un même corps, nous qui avons part au même pain, et Jésus-Christ est la tête de ce corps, l’Église du Seigneur. » Les paroles sont reprises de saint Paul, elles disent bien comment l’eucharistie fait l’unité de l’Église : en nous unissant au Christ, chacun.
L’assemblée du 16 janvier s’est passée exactement comme on pouvait l’espérer. Le programme était ambitieux, mais on a tenu l’horaire. Nous avions prévu de faire une bonne place à la prière : cela a été le cas. Nous désirions un climat de simplicité souriante : ce fut ainsi.
Ce qui a dépassé notre attente, c’est la diversité des personnes qui sont venues. Nous étions très différents les uns des autres, et nous nous sentions bien ensemble. C’était une très belle expérience de l’unité.
Cette semaine, nous prions pour l’Unité des Chrétiens. C’est la grande cause de l’œcuménisme. Porter remède aux ruptures du passé n’est pas chose facile. Et il n’est pas facile non plus d’éviter de nouvelles divisions. Au sein même de chaque Église et de chaque communauté, des désaccords apparaissent qui se transforment vite en conflits. S’aimer les uns les autres, c’est toujours à recommencer.
Ce qui nous motive pour travailler à l’unité entre les disciples de Jésus n’est pas seulement que voudrions que cesse le scandale des divisions qui existent entre les Églises : nous savons le bonheur qu’il y a à vivre l’unité.
Père Jean-Loup Lacroix
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