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ASSEMBLÉE PAROISSIALE DU 14 JANVIER 2012 |
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 |  | | Nous étions une cinquantaine, chez les Pères Lazaristes de la rue de Sèvres, pour notre assemblée paroissiale : prière des laudes, exposé du Père Dubrulle sur Ozanam, échange en groupes, intervention de l’association
« ensemble2générations », conclusions des échanges en groupe, puis un rapide
apéritif et dispersion.
Le Père Dubrulle, nous a fait découvrir Frédéric OZANAM, en évoquant tour à tour : l’enfance et la jeunesse, la fondation des Conférences St Vincent de Paul, la carrière d’enseignant et de chercheur, l’homme social et politique, l’époux et le père.
Quelques points saillants : une mère qui lui a appris la « manière de donner son cœur à Dieu », un père médecin très dévoué à ses patients ; esprit très précoce, c’est entre 13 et 18 ans qu’il définit la « loi du Christ comme une loi d’amour et de charité qui a civilisé le monde », « replacer tous nos amours (de soi, des autres) dans la charité qui vient de Dieu ; tout vient de Lui, tout conduit à Lui ». Après une période de questionnement, il DECIDE de croire, VEUT croire et promet à Dieu de « vouer ses jours au service de la vérité ».
Très vite son objectif se dessine : « œuvrer à la régénération religieuse du monde social ».
Ils sont six, aidés par la Sœur Rosalie, à fonder les Conférences St Vincent de Paul, au 38 de la rue St Sulpice, le 23 avril 1833 (il a 20 ans):« l’aliment de la
charité, ce sont les bonnes œuvres »,
« la visite des pauvres fait partie de la vérité de la foi. »
Docteur en Droit à 23 ans, il abandonne une carrière d’avocat, choisissant l’enseignement et la recherche, se fixant comme but de « réconcilier science et foi, catholicisme et liberté » ; Thèse de lettres en 1839 ; en poste à la Sorbonne, à 27 ans.
Ses recherches et réflexions le conduisent à définir ce que l’on peut considérer comme fondements de la doctrine sociale de l’Église et du courant de la démocratie chrétienne.
Il s’est longtemps posé la question d’une vie religieuse mais, très motivé par une carrière universitaire qui « requiert une vie laïque », donc le mariage, il comprend cet engagement comme une vocation. Marié à 28 ans, il considère la paternité comme un « ministère sacré ».
Sa vie a fait de lui un « catholique TOTAL, liant vérité et charité ».
LES ECHANGES EN CARREFOURS
Troisième temps de la matinée : cinq groupes ont échangé sur deux
questions : « Ozanam a perçu les problèmes de son époque, comment percevons-nous la situation d’aujourd’hui ? » et « Ozanam a agi, nous, que faisons-nous ? que pourrions-nous faire ? chacun ? ensemble ? ».
Le constat n’est pas nouveau : il y a toujours des pauvres, la misère matérielle, la solitude, les difficultés d’hébergement, le chômage... mais on relève aussi, et cela nous met peut-être encore plus directement en cause, une perte de sens de la Foi, dont la transmission est défaillante, et le sentiment d’une déchristianisation de notre société.
Alors, que faire ? des lignes directrices : aider de façon juste ; être à l’écoute au quotidien ; sortir de notre inquiétude pour nous exprimer en tant que chrétiens ; traduire notre Foi dans des actes ; faire mieux connaître ce qui se fait ; et des propositions concrètes : refaire une présentation des activités qui se font dans la paroisse, à l’occasion d’une messe de rentrée ou … de la St-Sulpice ; développer l’accueil dans l’esprit d’Ozanam-Madeleine.
Mais les « Veilleurs » sont aussi une piste, cf. la chronique n°4. (Dominique Bladier)
L’ASSOCIATION « ENSEMBLE DEUX GENERATIONS »
Une piste d’action solidaire, présentée par Madame Jeanson, membre de l’association « Ensemble 2 générations ». Sa création part d’un triple constat : beaucoup de retraités vieillissant, pas assez de places en maisons de retraite et des milliers d’étudiants en situation de précarité.
L’idée : créer des liens intergénérationnels en développant du logement gratuit, ou économique, pour les étudiants en échange de présence ou de services. 700 binômes étudiant-senior ont ainsi vu le jour. Et ça fonctionne, parce qu’il y a d’abord identification précise des besoins et des attentes du sénior et définition du « profil » d’étudiant qui lui conviendrait puis sélection de l’étudiants qui correspond le mieux.
Ça marche peut-être aussi parce que les membres de l’association portent leur engagement dans la prière tant les séniors accueillants que chaque étudiant accueilli, sans que les intéressés le sachent nécessairement. (DB)
http://www.ensemble2generations.fr |
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QUI PERD GAGNE |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 29 janvier 2012
4ème dimanche du Temps Ordinaire
Il y a des jours où la joie de l’Évangile redevient sensible. L’assemblée paroissiale du 14 janvier fut cela. Comme prévu, elle était centrée sur la figure du Bienheureux Frédéric Ozanam. Nous le connaissions mal. Nous avons découvert qu’il ne fut pas seulement le fondateur des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Il fut un homme public, un enseignant, un père de famille. À l’âge de 30 ans, son prestige était immense. Ernest Renan, son ancien étudiant, écrira un jour : « Ozanam : comme nous l’aimions ! » Il n’était pas un homme seul. Il s’est toujours appuyé sur un réseau d’amis fidèles.
Nous avons besoin d’exemples comme lui. Pourquoi ? Parce que l’époque que nous vivons n’est pas plus facile que la sienne. On sent l’inquiétude qui monte et avec elle la tentation du chacun pour soi. Si nous y cédons, c’est le désastre assuré. Un désastre social, dans lequel l’idéal de fraternité aurait volé en éclats. Un désastre spirituel, dans lequel l’espérance serait morte.
L’heure des plus grands dangers doit être celle du courage retrouvé. Il faut faire comme ces serveurs et ces femmes de chambre du Costa Concordia. On était dans l’obscurité. Les ordres ne venaient plus. Ils étaient là, exemplaires, faisant leur possible pour rassurer les passagers et les guider vers les issues.
« Qui perd sa vie, dit Jésus, la sauvera » (Lc 9,23). Quand on domine ses peurs pour ouvrir son cœur et tendre la main, on expérimente cette chose surprenante : ce qui aurait pu nous accabler nous a libéré.
Ce n’est pas un coup de baguette magique. Tout ne redevient pas facile. Les difficultés sont là. Mais il se passe qu’elles ne nous écrasent plus.
Pour faire face, on a des frères : la foule innombrable des gens de bonne volonté. On a un Père : Dieu qui est là, et qui nous vient en aide.
Père Jean-Loup Lacroix |
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LE PÈRE CORBINEAU |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 22 janvier 2012
3ème dimanche du Temps Ordinaire
Le Père Joseph Corbineau est décédé dimanche dernier, 15 janvier. Il avait été
« premier vicaire » de notre paroisse de 1968 à 1996 : 28 ans ! Parallèlement,
il avait assuré la charge de l’économat des sulpiciens de France et du Vietnam.
Depuis 2003, très diminué, il résidait dans la maison de retraite des prêtres de Nantes, son diocèse.
Nous sommes nombreux à l’avoir bien connu. Quand je suis arrivé pour la première fois à la paroisse, en 1975, il était dans la force de l’âge et assurait un travail considérable.
Il préparait les fiancés au mariage. Il dirigeait l’équipe des sacristains. Il préparait les grandes cérémonies.
Il tenait les comptes. Il décidait les travaux. J’étais sensible à son autorité et j’appréciais sa gentillesse. Il avait une façon de vous dire « vous » tout en vous appelant par votre prénom
qui écartait toute familiarité, mais vous mettait à l’aise.
À ses obsèques, ce mercredi, notre paroisse était représentée par le Père Loc, M. Hébert et moi. Au début de la cérémonie, j’ai pu dire la trace profonde
qu’il a laissée chez nous.
Nous avons prévu de prier pour lui le dimanche 5 février à la messe de 10h30. Après la messe, de 11h45 à 12h45, nous nous retrouverons à la chapelle
de l’Assomption pour partager souvenirs et photos*,
très simplement.
Père Jean-Loup Lacroix
(*) Merci à qui aurait des photos du Père Corbineau et pourrait nous les prêter de façon à les numériser et à préparer un diaporama.
Contact : Dominique BLADIER
06 62 48 83 63 fdbladier@hotmail.com .
Photos à faire parvenir au plus tard le samedi 28 janvier. |
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LES DATES D' UNE VIE |
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 |  | | Né en Loire-Atlantique le 22 mai 1922, Joseph Corbineau a fait son Grand Séminaire à Nantes de 1940 à 1946.
21 décembre 1946 : ordination sacerdotale.
1950 : Entre dans la Compagnie de Prêtres de Saint-Sulpice.
1952 : Doctorat en Théologie à l’Angelicum (Rome).
1952-1954 : Directeur au séminaire de la Mission de France à Limoges.
1954-1956 : Directeur et Économe au Séminaire des diacres de la rue du
Regard.
1956-1963 : Supérieur du Grand Séminaire de Clermont-Ferrand.
1963-1968 : Directeur du Séminaire Saint-Sulpice à Issy.
1968-1996 : Vicaire à la paroisse Saint-Sulpice.
1968-1988 : Économe Provincial.
1991-2000 : Économe Général Adjoint.
1997-2003 : Administrateur du Foyer de la Solitude à Issy.
2003-2012 : Résident à la Maison du Bon Pasteur à Nantes.
Décédé le 15 janvier 2012. |
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RELEVER LES DEFIS DE SON TEMPS |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 15 janvier 2012
FÊTE DE SAINT SULPICE
évêque de Bourges, patron de notre paroisse († 647).
Dans la mémoire de l’Église, les siècles se télescopent. Ce samedi, notre assemblée paroissiale est centrée sur la figure rayonnante de Frédéric Ozanam (1813-1843). Étudiant à Paris, il est effrayé par la misère. Il ne reste pas sans rien faire. Avec quelques amis, il fonde ce qui deviendra les Conférences de Saint-Vincent de Paul. Il enseigne. Il publie. Il se présente aux élections. Il défend la démocratie.
Ce dimanche, notre paroisse fête son saint patron : saint Sulpice le Bon, évêque de Bourges au VIIe siècle : homme de compassion au temps des Mérovingiens.
L’actualité nous invite également à mentionner le Père Jacques Sevin, fondateur du scoutisme catholique au lendemain de la 1re guerre mondiale : autre figure lumineuse.
Le point commun entre ces trois hommes ? Ils surent relever les défis de leur temps. La foi les animait. Elle les poussa à agir. À nous d’en faire autant.
Père Jean-Loup Lacroix |
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FRÉDÉRIC OZANAM |
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 |  | | À PARIS
Le 5 novembre 1831, Frédéric Ozanam découvre la capitale. D'emblée, la grande ville le déçoit. Un luxe ostentatoire côtoie une misère effroyable, celle-là même que, quelques années plus tard, Victor Hugo dépeindra dans "Les Misérables".
Le Paris de Louis-Philippe où s'installe, modestement, l'étudiant Ozanam, n'est pas encore le Paris que le baron Haussmann transformera, au point d'en faire la "Ville-Lumière".
Si l'on excepte les quartiers aristocratiques comme la Chaussée d'Antin, on ne voit presque partout que de hautes maisons, souvent délabrées, surplombant des rues étroites, encombrées et malpropres, sans égouts ni trottoirs, résonnant des cris des marchands et surtout des bruits causés par les innombrables voitures à chevaux, dont le fumier s'étale partout. On comprend que le spectacle épouvantable du choléra, qui fit une vingtaine de milliers de victimes dans la capitale en 1832, ait pu bouleverser le jeune Frédéric.
La majorité des habitants disposent de revenus si faibles que, en 1846 encore, sur une population d'environ un million d'habitants, plus de 650.000 seront exempts d'impôts. Deux sur trois d'entre eux n'ont pas de quoi payer leur linceul ; la mortalité, de 30 pour 1000, est nettement supérieure à la moyenne française.
A la veille de la Révolution de 1848, on compte à Paris 300.000 indigents. La ville est rongée par des plaies morales toujours ouvertes : l'abandon des enfants ; la prostitution.
On comprend que, dans ce Paris noir, Frédéric Ozanam ait d'abord été désarçonné, découragé, voire effrayé. Heureusement, il y a le "Quartier Latin", où loge Frédéric, peuplé de ses cinq mille étudiants, la plupart venus de province.
Source : http://www.ssvpglobal.org
DANS LE SIXIÉME ARRONDISSEMENT
38 rue Saint-Sulpice : c’est le lieu de la toute première réunion des « Conférences » (1833)
46 rue Saint-André des Arts, 10 rue de Grenelle, 7 rue Garancière, 31 rue de Fleurus : Après leur mariage, Ozanam et sa jeune femme habitèrent successivement plusieurs appartements de notre quartier. Celui de la rue Garancière existe toujours (1er étage, côté jardin, photo ci-contre).
Église Saint-Joseph des Carmes : Après le décès prématuré d’Ozanam en 1853, à Marseille, son cercueil fut transporté à Paris et déposé provisoirement dans la crypte de Saint-Sulpice. Il fut ensuite transféré dans celle de Saint-Joseph-des-Carmes. Un caveau y fut creusé et une petite chapelle aménagée dans le style dépouillé des catacombes. En 1913, à l'occasion des célébrations du centenaire de la naissance de Frédéric Ozanam, un nouveau tombeau en marbre fut érigé. Il contient ses restes depuis juillet 1929. En 1953, année marquant le centenaire de la mort de Frédéric Ozanam, l'artiste français René Dionnet a peint une fresque du Bon Samaritain.
QUELQUES DATES
1813 Naissance à Milan.
1816 Installation de sa famille à Lyon.
1831 18 ans : Arrivée à Paris pour y poursuivre des études de droit.
1833 23 avril : Première réunion du groupe d’amis qui allait fonder la Société de Saint-Vincent de Paul, chez Emmanuel Bailly, 38 rue Saint-Sulpice.
Mai : Premières réunions de la « Conférence de Charité » à l’église Saint-Etienne-du-Mont.
1834 À Notre-Dame de Paris : Premières « Conférences de Carême » données par le Père Lacordaire à l’insistance d’Ozanam et de ses amis.
1836 Docteur en Droit (23 ans)
1839 Cours de droit commercial à Lyon. Thèse sur la philosophie de Dante. Docteur ès Lettres.
1840 Premier à l’agrégation des Facultés de Lettres. Professeur suppléant à la Sorbonne.
1841 Mariage avec Amélie Soulacroix. Voyage de noces en Italie.
1845 Naissance de sa fille Marie.
1848 Accueille favorablement la révolution.
Fondation du journal démocrate-chrétien L’Ère nouvelle avec Lacordaire.
Candidature aux élections de l’Assemblée constituante.
1849 Dégradation de son état de santé.
1853 Décès à Marseille. |
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L’ANNÉE 2011 VUE PAR LE PAPE BENOÎT XVI |
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 |  | | Jeudi dernier, dans un discours à ses collaborateurs de la Curie, Benoît XVI est revenu sur l’année qui s’achève. Ce qu’il a dit sur l’Europe et sur l’Afrique a particulièrement frappé les observateurs. Le Pape a également insisté sur les Journées Mondiales de la Jeunesse dans lesquelles il voit « un remède contre la fatigue de croire ».
À la fin de cette année, l’Europe connaît une crise économique et financière qui, en dernière analyse, se fonde sur la crise éthique qui menace le vieux continent. Il manque souvent la force stimulante, capable d’inciter les personnes individuelles et les grands groupes sociaux à des renoncements et à des sacrifices.
La rencontre en Afrique avec sa joyeuse passion pour la foi a été un grand encouragement. Là ne se percevait aucun signe de cette fatigue de la foi, si répandue parmi nous, rien de cette lassitude d’être chrétiens toujours à nouveau perceptible chez nous. Avec tous les problèmes, les souffrances et les peines qui assurément se rencontrent justement en Afrique, on expérimentait toujours la joie d’être chrétiens, le fait d’être soutenus par le bonheur intérieur de connaître le Christ et d’appartenir à son Église.
De cette joie naissent aussi les énergies pour servir le Christ dans les situations opprimantes de souffrance humaine, pour se mettre à sa disposition sans se replier sur son propre bien-être. Rencontrer cette foi prête au sacrifice, et précisément en cela joyeuse, est un grand remède contre la fatigue du fait d’être chrétiens que nous expérimentons en Europe.
Un remède contre la fatigue de croire a été aussi la magnifique expérience des Journées Mondiales de la Jeunesse à Madrid.
1- Nous venons de tous les continents et même si nous ne nous étions jamais vus avant, nous nous connaissons. Nos prières sont les mêmes. Ainsi, nous avons compris aussi très concrètement que, malgré toutes les peines et les obscurités, il est beau d’appartenir à l’Église universelle que le Seigneur nous a donnée.
2- Ils étaient environ 20.000 jeunes qui avaient mis à disposition des semaines ou des mois de leur vie pour collaborer à la préparation des JMJ. Ces jeunes ne regardaient pas en arrière, vers eux-mêmes.Ces jeunes ont fait du bien – même si cela a été rude et a requis des sacrifices –, simplement parce que faire le bien est beau, être pour les autres est beau. J’ai rencontré la même attitude aussi en Afrique. C’est cela l’attitude proprement chrétienne.
3 - Un troisième élément est l’adoration. Inoubliable, demeure pour moi le moment où, durant mon voyage au Royaume-Uni, dans Hyde Park, des dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes, ont répondu par un silence intense à la présence du Seigneur dans le Très Saint Sacrement, en l’adorant. La même chose est arrivée de nouveau, à Madrid après la tempête qui menaçait de gâcher l’ensemble de la veillée à cause d’une panne des microphones. Dieu est omniprésent, oui. Mais la présence corporelle du Christ ressuscité est encore quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau.
4- Un autre élément important des Journées Mondiales de la Jeunesse est la présence du Sacrement de la Pénitence. Nous avons besoin de l’humilité qui toujours à nouveau demande pardon à Dieu ; qui se laisse purifier et qui réveille en nous la force contraire, la force positive du Créateur, qui nous attire vers le haut.
5- Enfin, je voudrais mentionner la joie. D’où vient-elle ? Ce qui est décisif est, à mon avis, la certitude qui provient de la foi : J’ai une mission. Je suis aimé.
Josef Pieper, dans son livre sur l’amour, a montré que l’homme a besoin qu’il y ait un autre qui lui dise, et pas seulement en paroles : il est bien que tu existes. Celui qui n’est pas aimé ne peut pas non plus s’aimer lui-même.
Là où l’homme a moins la perception d’être accueilli par Dieu, d’être aimé de lui, la question de savoir s’il est vraiment bien d’exister comme personne humaine ne trouve plus aucune réponse. Le doute à propos de l’existence humaine devient toujours plus insurmontable.
Là où le doute au sujet de Dieu devient dominant, le doute au sujet de l’être même des hommes suit inévitablement et nous voyons aujourd’hui comment ce doute se répand. Nous le voyons dans le manque de joie, dans la tristesse intérieure qui peut se lire sur tant de visages humains.
Seule la foi me donne la certitude : il est bien que j’existe. Il est bien d’exister comme personne humaine, même dans des temps difficiles. La foi rend heureux à partir de l’intérieur.
(Benoît XVI, Vœux à la Curie, 22 déc. 2011) |
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BONNE ANNÉE ! |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 8 janvier 2012
Épiphanie du Seigneur
Que sera l’année qui vient ? Comme tout le monde, nous nous posons la question. Mille choses vont bien, mais qui osera dire que la crise n’est pas là ? Comment ne pas partager le souci de ceux qui ont personnellement de grandes inquiétudes pour les mois avenir ? Qu’est-ce qui nous permet, malgré tout, d’espérer ?
Une crise est bonne si elle permet une prise de conscience. Si elle nous sort de nos ornières. Si elle est une école de confiance. Si on y réapprend la solidarité.
Samedi prochain, nous devrions avoir une très belle assemblée paroissiale. Nous avons voulu qu’elle s’ouvre par une conférence sur la très belle figure de Frédéric Ozanam. Il fut un homme en vue et un brillant intellectuel, mais il fut surtout un homme qui sut faire face aux défis de son temps. En cohérence avec sa foi, qui était celle d’un véritable saint, il a prêté attention à la misère des ouvriers de l’industrie naissante. Il est allé à leur rencontre. Avec d’autres, il a agi. Les soucis ne lui ont pas manqué. Il est mort jeune. Pourtant, il fut un homme heureux. Pourquoi ? Venez samedi, et parlons-en.
Père Jean-Loup Lacroix |
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CHRONIQUE DES ‘VEILLEURS’ (1) |
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 |  | | Des « Veilleurs » pour quoi faire ? À quoi cela m’engage-t-il ? Combien de temps cela va-t-il me prendre ?
Il s’agit, tout simplement, d’être attentif à ce qui se passe autour de moi, dans mon immeuble, dans ma rue, mon quartier.
Être attentif à toutes les misères, mais aussi à des besoins tout simples : accompagner quelqu’un dans une démarche parce que les personnes qui le font habituellement ne seront pas disponibles pour le faire la semaine prochaine ; faire découvrir à tel autre les lignes essentielles de la gestion d’un immeuble pour lui permettre d’être efficace dans son conseil syndical ; aider une autre à faire la déclaration de revenus qu’elle n’arrive plus, cette année, à faire elle-même.
Être attentif, repérer les besoins d’aide et les signaler pour que le service utile soit rendu … des choses toutes simples, que je peux faire sans que cela
« m’engage », sans que ça me prenne du temps…
Simplement être attentif ! |
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CHRONIQUE DES ‘VEILLEURS’ (2) |
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 |  | | Un bon nombre de personnes se sont inscrites après l’appel lancé dimanche dernier. « Veilleurs » et « coups de main » sont maintenant plusieurs dizaines.
Il faudrait que nous soyons plus nombreux encore.
Réponse à une question posée :.
- Je suis déjà attentif dans ma famille ou je donne un coup de main quand des amis me sollicitent, pourquoi m’inscrire comme « veilleur » ou « coup de main » ?
- Le réseau « veilleurs » permet de repérer ceux qui sont trop seuls pour affronter une difficulté ou ont besoin d’une aide ponctuelle, mais ne savent pas comment faire.
- Toute seule, une personne attentive peut avoir du mal à répondre à certaines demandes. Les « Veilleurs » facilitent la réponse en s’appuyant sur une équipe de coordination qui conseille et aiguille efficacement le demandeur vers les associations les plus compétentes, ou trouve un « coup de main » pour lui rendre le service dont il a besoin.
- Plus nous serons nombreux à nous engager comme « veilleurs » ou « coups de main », plus nous serons efficaces avec ce que chacun peut faire et le temps que chacun peut donner. Nous pourrons nous enrichir de nos expériences réciproques et nous soutenir pour aider mieux et plus rapidement.
- Nos échanges nous permettront de mieux nous connaître au sein de notre communauté et de notre quartier et d’être ensemble plus attentifs et plus généreux les uns envers les autres.
Prenez le tract à la sacristie ! Remplissez-le ! Renvoyez-le ! Posez vos questions à l’adresse veilleurs@pssparis.net .
(à suivre…) |
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CHRONIQUE DES ‘VEILLEURS’ (4) |
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 |  | | Quels coups de mains ?
Depuis le début novembre, une réponse a été donnée, ou est en passe de l’être, à 14 demandes. Pour dix d’entre elles, il s’agissait d’accompagnements, sept fois à la messe (trois personnes sont concernées et quatre « coups de mains » s’y sont employés) ; trois autres personnes ont été aidées dans leurs démarches, par trois autres « coups de mains ». Dans deux autres cas, il s’agissait de petits travaux ; les deux dernières sont en cours.
Ce n’est qu’un début. Il ne tient qu’à nous d’en faire plus. Pour cela, il nous faut être de plus en plus « veilleurs », attentifs à ce qui se passe autour de nous. Ce pourrait être une piste pour le prochain carême, profiter de ce temps de conversion pour nous « EVEILLER » davantage à notre prochain.
N’hésitez pas à faire signaler les besoins d’aide que vous pourriez repérer à :
veilleurs@pssparis.net |
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LA CRÈCHE |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 25 décembre 2011
Nativité du Seigneur
Une caisse en bois. On y met habituellement du grain pour nourrir les animaux. En vieux français : une crèche. En français d’aujourd’hui : une mangeoire.
Un enfant. Sa mère l’a mis au monde dans l’inconfort d’un voyage imposé. Joseph et elle n’avaient pas le choix. Ils devaient se rendre à Bethléem pour le recensement.
La crèche sert de berceau. Il y a bien peu à voir, mais nous sommes fascinés.
Le nouveau-né qui est là sur un peu de paille s’appelle Jésus. Vingt siècles plus tard, deux milliards d’êtres humains se réclameront de lui. Nous en sommes.
On peut réduire la crèche au symbolisme vague des « valeurs » de l’enfance et de la famille. On aura alors pour seuls ennemis ceux qui ne supportent pas la gentillesse et la simplicité : ils ne sont pas majoritaires !
On peut aussi prendre la crèche pour ce qu’elle est : le début d’une vie tragique et prodigieuse. Plus que cela : un événement absolument unique de l’histoire. On aura alors à entrer en débat.
Devant la crèche, toutes les fausses évidences se trouvent bousculées. Dieu, ce petit enfant pauvre ? Dans cette grotte ?
Ou bien nous passons notre chemin, indifférents et vaguement agacés, ou bien nous cherchons à comprendre. Que dit la foi ? Que cet enfant est le Sauveur. L’extrême dénuement de sa naissance nous indique par quel chemin passer pour trouver Dieu et être libérés du mal. C’est le chemin des Béatitudes : « Heureux les pauvres. »
La crèche de Bethléem n’avait rien de pittoresque. Elle était le début d’une histoire tragique. Dans la ville voisine, les soldats d’Hérode sont là, qui vont bientôt déferler sur Bethléem pour le massacre des Innocents. L’Enfant qui est là mourra pour finir de la mort la plus terrible qui soit. Méditant sur cela, les Pères de l’Église faisaient le parallèle entre le bois de la crèche et celui de la croix. Ce n’était pas si mal vu : dans la Crèche comme sur la Croix, Jésus est offert, comme le pain d’un sacrifice, comme l’était l’Agneau pascal…
Père Jean-Loup Lacroix |
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NOUS AURIONS TANT À DIRE ! |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 18 décembre 2011
4ème dimanche de l'Avent
Faire la maquette de Tous Frères, c’est comme « faire rentrer l’éléphant dans la baignoire ». Nous avons tant à vous dire !
La veillée à Notre-Dame du 8 décembre a été quelque chose de si extraordinaire que nous ne pouvions pas renoncer à vous en parler.
Nous n’avons pas assez parlé des petits « enseignements » de chaque dimanche soir avant la messe de 18h45. Ceux qui viennent se disent surpris de découvrir la richesse de l’enseignement de l’Église sur les questions sociales. Pour en juger par vous-même, il vous reste une dernière occasion. Ce dimanche, je présenterai ce que le Magistère enseigne au sujet de la communauté internationale. Que peut-on imaginer de plus actuel ?
J’aurais voulu insister très particulièrement sur la collecte du Denier et sur l’assemblée paroissiale du 14 janvier. Mais décidément, la place manque. Lisez ci-dessous !
Père Jean-Loup Lacroix |
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BONHEUR |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 11 décembre 2011
3ème dimanche de l'Avent
Dimanche dernier, nous n’étions guère plus de 50, à l’église, pour écouter Lucile Villey nous parler de saint Jean-Baptiste. Texte dense (extraits au verso). Photos intéressantes. On se surprenait à aimer ce prophète austère à la mission unique. On se disait qu’on avait bien fait de venir. C’était beau.
Jeudi 18h45, nous sommes un peu moins de 200 dans la nef. On célèbre l’Immaculée Conception de Marie. Ce n’est pas la foule du matin, avec Stanislas qui remplissait l’église. Nous n’en sommes pas moins heureux pour autant.
Jeudi 20h30 : nous sommes arrivés à Notre-Dame. On a trouvé une petite place, au fond d’un bas-côté, au milieu de jeunes assis par terre. Le cardinal explique ce que nous sommes venus faire : « dire à Dieu notre amour pour son Fils Jésus. » La presse expliquera le contexte : celui d’un « droit au blasphème » présenté comme le stade ultime de la démocratie. Elle dira que nous étions 3 000, ou 5 000. Mais qui dira l’émotion de cette foule silencieuse et paisible ? Nous étions debout, serrés. Nous avancions avec difficulté vers la Couronne d’Épines et les reliques de la Passion que des évêques nous présentaient. Personne ne songeait à sourire.
Comprenne qui pourra : nous étions heureux. Un très profond bonheur.
Père Jean-Loup Lacroix
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« TENIR UNE LAMPE ALLUMÉE » |
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 |  | | "TOUS FRÈRES"
Dimanche 4 décembre 2011
2ème dimanche de l'Avent
La forêt est en feu. Les animaux paniquent. Un colibri vole jusqu’à la rivière, prend deux gouttes dans son bec, retourne jusqu’aux flammes. On lui demande : « Tu crois que tu vas éteindre l’incendie ? » Réponse : « Non, mais je fais ma part. » (Voir La Croix de ce jeudi : « Crise, ce que les français peuvent faire ? »)
Je suis profondément heureux quand je constate le nombre de personnes qui ne baissent pas les bras. On fait son travail, posément, sans se plaindre si l’on reçoit peu de félicitations et trop peu de soutien. On a un engagement : on l’assume. C’est comme tenir une lampe allumée. Cela plaît à Dieu.
Derrière les rendez-vous annoncés dans notre feuille paroissiale, nous pouvons imaginer des dizaines de personnes qui mettent leur cœur et leur talent au service d’un événement religieux ou artistique, ou encore d’un moment de plus grande humanité (les « repas d’hiver »).
Il est si important de tenir bon, mais il y a mieux encore : se tenir prêt, disponible. Le moment venu, répondre à un appel.
Ou encore : faire travailler son imagination. Un jour, avoir une bonne idée.
Père Jean-Loup Lacroix
- Bonne nouvelle ! Nous en sommes à 43 inscrits au groupe des « Veilleurs ». |
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LA « DOCTRINE SOCIALE » de l’ÉGLISE |
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 |  | | 2 En cette aube du troisième millénaire, l'Église ne se lasse pas d'annoncer l'Évangile qui donne le salut et la liberté authentique même dans les choses temporelles.
3 Aux hommes et aux femmes de notre temps, ses compagnons de voyage, l'Église offre sa doctrine sociale. De fait, quand l'Église « accomplit sa mission d'annoncer l'Évangile, elle atteste à l'homme, au nom du Christ, sa dignité propre et sa vocation à la communion des personnes; elle lui enseigne les exigences de la justice et de la paix, conformes à la sagesse divine ». Cette doctrine a une profonde unité, qui jaillit de la Foi en un salut intégral, de l'Espérance en une justice pleine et de la Charité qui rend tous les hommes vraiment frères dans le Christ : c'est une expression de l'amour de Dieu pour le monde, qu'il a tant aimé jusqu'à « donner son Fils unique » (Jn 3, 16). La loi nouvelle de l'amour embrasse l'humanité tout entière et ne connaît pas de limites, car l'annonce du salut dans le Christ s'étend « jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).
6 L'amour chrétien pousse à dénoncer, à proposer et à s'engager en vue de projets culturels et sociaux, vers une action effective qui incite tous ceux qui ont sincèrement à cœur le sort de l'homme à offrir leur contribution. L'humanité comprend toujours plus clairement qu'elle est liée par un unique destin qui requiert une prise commune de responsabilité, inspirée par un humanisme intégral et solidaire: elle voit que cette unité de destin est souvent conditionnée et même imposée par la technique et par l'économie et ressent le besoin d'une plus grande prise de conscience morale, qui oriente le cheminement commun.
(Compendium de la doctrine sociale, 2005) |
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ÉLECTION : UN VOTE POUR QUELLE SOCIÉTÉ ? |
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 |  | | UN TEXTE DES ÉVÊQUES DE FRANCE
Lundi dernier, 3 octobre, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié des « éléments de discernement » dans la perspective des prochaines élections.
Extraits de l’introduction de ce document :
Les effets de la crise financière mondiale qui s’est accélérée en septembre 2008 sont loin d’être épuisés. Ce déséquilibre s’est ajouté aux difficultés sociales et politiques qui sont les conséquences de la transformation profonde et rapide de nos sociétés et de toutes les structures qui organisent notre vie :
- le perfectionnement de la connaissance et de la compréhension du vivant suscitent des désirs que rien ne paraît pouvoir limiter. Faute de mieux définir qui il est, et de déterminer les conditions de son propre respect, l’homme se laisse inexorablement fasciner par son pouvoir scientifique ; il est tenté d’en attendre la solution à tous ses problèmes, oubliant de voir ce qui risque de se retourner contre lui ;
- la fin d’une certaine homogénéité culturelle de nos sociétés : du fait des immigrations la coexistence de personnes d’origines ethniques et de références culturelles et religieuses les plus variées engendre un sentiment d’instabilité, chez les citoyens de « vieille souche » et, chez les « arrivants » celui d’être mal accueillis et de ne pas pouvoir trouver leur place dans la société ;
- la tentation de revendiquer toujours plus ses droits que de s’inquiéter de ses devoirs : l’augmentation des libertés individuelles s’accompagne d’une montée de l’individualisme et le bien commun tend à être confondu avec la somme des avantages particuliers.
Devant ces transformations qui font peser un poids moral sur la formulation des lois, il faut s’interroger sur la conception que l’on se fait de l’homme, de sa dignité et de sa vocation ; le législateur ne peut se contenter d’enregistrer l’évolution des mœurs.
L’Eglise reconnaît la haute importance de la fonction politique. Dans une démocratie, le vote est la manière par laquelle chacun peut participer à l’exercice du pouvoir. Il faut y prendre part, de manière éclairée, en prenant en compte les défis qui se présentent et viser ce qui pourra rendre notre pays plus agréable à vivre et plus humain pour tous.
Cependant, il ne suffit pas de choisir un Président de la République et nos représentants pour relever les défis d’aujourd’hui. Si la production industrielle et la « société de consommation » sont un apport considérable, elles ont aussi des limites et des fragilités. Notre mode de vie ne pourra pas être celui de tous ni se poursuivre indéfiniment chez nous.
Depuis longtemps l’Eglise appelle chacun à reconsidérer sa manière de vivre, à privilégier l’être plus que l’avoir, à chercher et promouvoir un « développement intégral » pour tous. Les chrétiens sont, à bien des égards, mieux équipés que beaucoup d’autres pour choisir ce changement plutôt que de le subir seulement.
Cette introduction est suivie d’un document qui détaille quelques points importants à prendre en compte en vue des élections. Il revient à chacun d’examiner comment les programmes et les projets des partis et des candidats traitent ces différents points, et de déterminer si leurs approches sont cohérentes ou non avec la société dans laquelle nous voulons vivre.
Texte intégral dans "Paris Notre-Dame" en vente à la sacristie. |
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SENS CHRÉTIEN DES RELIQUES |
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 |  | | - L'Église a toujours respecté cette coutume qui consiste à se recueillir et prier en présence des restes mortels de ceux que nous avons connus et aimés.
- Nous ne sommes pas de purs esprits et nous avons besoin de signes. Précisément les reliques des saints sont à considérer comme les signes très pauvres et très fragiles de ce que furent leurs corps. En présence des reliques nous pouvons donc évoquer plus facilement leur condition humaine : c'est avec leur corps que les saints ont agi, pensé, prié, travaillé, souffert et fait l'expérience de la mort.
- Or ces signes si ténus et presque dérisoires, voici que Dieu veut parfois s'en servir pour manifester sa Présence et faire éclater sa Puissance et sa Gloire. Car c'est Lui qui agit à travers ces signes. Nous sommes dans une autre logique que celle du monde, la logique de Dieu si déroutante pour nos pauvres esprits. Souvenons-nous de ce qu'écrivait l'apôtre Paul aux Corinthiens : « Ce qui est faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort... » (1 Co 1,27).
- De nombreux ouvrages racontent les faveurs obtenues dans le monde entier au contact des reliques de Thérèse. Dieu qui avait reçu tant de signes d'amour de Thérèse quand elle était sur terre se plaît ainsi à manifester son amour en retour, par son intercession.
- Notons enfin que le culte des reliques des saints est là aussi pour signifier que nous sommes en attente de la Résurrection. En effet, Dieu qui nous a fait un corps à partir de si peu de choses est assez puissant pour nous façonner un corps de gloire. C'est pourquoi les reliques sont scellées dans la pierre de nos autels, où le Christ ressuscité dans l'eucharistie est le gage de notre résurrection.
(Source : « Avec Thérèse, suivre le Christ », Sanctuaire Sainte-Thérèse, Lisieux, page 5)
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